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Perspectives / Patrimoine
Patrimoine

Le contrat que personne ne pensait épargné vient justement de l'être.

CSG, assurance-vie, PEA, comptes-titres : ce que change vraiment la LFSS 2026 pour vos placements, et pourquoi l'écart avec l'assurance-vie se creuse.

JDJulien Delmarre1 octobre 20264 min de lecture

Tout le monde s'attend à ce que la fiscalité du capital augmente. En 2026, c'est le cas : la CSG sur les revenus du capital passe de 9,2 % à 10,6 %.

Ce que peu de gens savent, en revanche, c'est qu'un placement en sort explicitement épargné. Et ce n'est pas n'importe lequel : c'est celui que la majorité des Français détiennent déjà.

Ce qui augmente réellement

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 relève la CSG applicable à une large partie des revenus du capital, de 9,2 % à 10,6 %. Une fois ajoutés la CRDS et le prélèvement de solidarité, le total des prélèvements sociaux passe de 17,2 % à 18,6 % sur les placements concernés.

Sont touchés : le PEA, le compte-titres ordinaire, les dividendes, les plus-values de cession de valeurs mobilières. Pour les produits de placement, la hausse s'applique aux revenus perçus depuis le 1er janvier 2026. Pour certains revenus du patrimoine (plus-values mobilières notamment), elle remonte même aux revenus perçus dès 2025.

Concrètement, un prélèvement forfaitaire unique qui était à 30 % passe à 31,4 % sur les revenus concernés.

L'assurance-vie, elle, reste à l'écart

C'est le point que la plupart des articles sur le sujet minimisent, alors qu'il change tout pour beaucoup d'épargnants : l'assurance-vie est explicitement exclue de cette hausse.

Ce n'est pas un oubli du législateur. C'est une exclusion prévue noir sur blanc dans le texte, à l'article 6 bis de la loi, introduite par amendement gouvernemental. Les produits des contrats d'assurance-vie restent soumis à 17,2 % de prélèvements sociaux, pas 18,6 %.

Ce choix n'est pas anodin. Il confirme, une fois de plus, la place particulière que le législateur accorde à ce contrat dans l'épargne des Français, y compris au moment où il vient chercher des recettes ailleurs sur la fiscalité du capital.

Ce que ça change concrètement

L'écart entre l'assurance-vie et les autres enveloppes se creuse. Sur un rachat avec 200 000 € de plus-values, ce seul écart de 1,4 point représente déjà plusieurs milliers d'euros de différence, rien que sur les prélèvements sociaux.

Sur un portefeuille plus modeste, l'effet est proportionnellement plus discret, mais il n'est jamais nul, et il se répète chaque année pour les enveloppes non protégées.

Cet écart n'était pas aussi marqué avant cette réforme. Beaucoup d'allocations ont été construites à une époque où la différence entre assurance-vie et compte-titres, sur le plan des prélèvements sociaux, comptait moins qu'aujourd'hui.

Ce que ça ne veut pas dire

Ce n'est pas une raison de se réjouir passivement si vous détenez déjà une assurance-vie, ni une raison de tout redéployer dans la précipitation si vous n'en avez pas.

C'est une raison de vérifier que votre allocation reflète bien cette hiérarchie actuelle, pas celle qui prévalait avant que cet écart n'existe. Un compte-titres ouvert il y a dix ans pour une raison qui n'a plus lieu d'être aujourd'hui mérite d'être reconsidéré à la lumière de ce nouvel écart, pas laissé tel quel par habitude.

Ce n'est pas non plus une invitation à courir après un rendement supérieur. Le sujet n'est pas la performance de tel ou tel support. C'est la cohérence entre ce que chaque enveloppe vous coûte réellement en prélèvements, et la place qu'elle occupe dans votre structuration globale.

Ce que couvre l'accompagnement Patrimoine

C'est exactement ce type de vérification qui fait partie de l'accompagnement Patrimoine chez Maison Delmarre : un audit régulier de ce qui existe déjà, pour s'assurer que chaque support reste pertinent au regard du cadre fiscal actuel, pas de celui qui prévalait au moment de sa souscription.

Une réforme fiscale ne change pas ce que vous cherchez à construire. Elle change parfois la meilleure façon d'y parvenir, et c'est précisément ce qu'il faut vérifier, méthodiquement, plutôt que de le découvrir des années plus tard.

Votre allocation actuelle reflète-t-elle encore la hiérarchie fiscale de 2026, ou celle d'il y a dix ans ?

Parlons-en 30 minutes. Cet échange, offert et sans engagement, permet de faire un premier point sur vos contrats existants et sur ce qui mérite d'être vérifié à la lumière de cette réforme.

JD

Julien Delmarre

Fondateur — Maison Delmarre

Conseiller en gestion de patrimoine indépendant (CGPI), membre ANACOFI. Ancien professionnel des marchés de capitaux, aujourd'hui dédié à l'accompagnement fee-only de particuliers et dirigeants.

Un premier échange, sans engagement

Votre allocation actuelle reflète-t-elle encore la hiérarchie fiscale de 2026, ou celle d'il y a dix ans ?

Réponse sous 48h — en visioconférence ou à Lille
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Cabinet indépendant de conseil en gestion de patrimoine — fee-only
Lille, France

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